Lorsque Yannick Sculo prit les destinées de l'équipe fanion de l'ES Plescop, avec un effectif identique à celui qui avait réalisé une saison laborieuse l'an passé, rares étaient les observateurs qui spéculaient sur les chances plescopaises. Neuf mois plus tard, la magie du sport a opéré dans le club du président Penpénic.
Pour Yannick Sculo, cette réussite n'a rien d'un hasard : « Ça a été une superbe aventure. L'équipe a progressé uniquement par son travail. Les joueurs ont pris conscience de leur potentiel. Ils ont réussi à se transcender. D'ailleurs le tournant de notre saison se situe après notre première défaite contre Guérande. Les joueurs ont constaté qu'ils n'étaient pas invincibles, qu'ils devaient réagir et bosser encore plus. Ils sont parvenus à gommer leur timidité et le manque d'envie qui les affectaient par le passé. Certains, à l'image de Florian Cadoret, sont parvenus à maîtriser leur comportement. »
Bien que par modestie, il ne veuille pas se l'accaparer, ce résultat est aussi le sien. Yannick Sculo est un compétiteur, qui adore les challenges et qui « s'engage dans une épreuve pour finir premier. » Sa colère, lors de la défaite à Bouguenais peut en attester. Il a apporté sa crédibilité, son enthousiasme et sa foi dans un groupe qui sombrait trop souvent dans le doute. Il a étoffé son effectif en intégrant de nouveaux joueurs, tels que Lenoir, Pineau, Béranger, Cadoret ou encore Guillemot.
Ce succès est aussi celui d'un club soudé, fonctionnant sur de fortes relations humaines, et sur la fierté d'appartenir à un village où le hand est historiquement implanté. Quand on évoque l'avenir, Yannick Sculo conserve les mêmes certitudes, à peine nuancées : « Même si je souhaite engager un bon joueur d'expérience, je sais qu'on n'aura pas de vedette dans l'équipe. Avec le même groupe, nous viserons le maintien par le travail. Mais le véritable projet, à long ou moyen terme, c'est d'accéder à la Nationale 2. Pour cela, nous misons sur les jeunes qui frappent à la porte du club. »
Pas de doute, les filles ont montré le chemin, mais les hommes n'entendent pas en rester là, dans une commune de 5 000 habitants qui peut se vanter de posséder le deuxième club de hand dans le Morbihan. Une authentique réussite de mixité sportive.